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Canadian access to full text made available through the Depository Services Program Can. J. Zool. 77(10): 1603–1608 (1999) | doi:10.1139/cjz-77-10-1603 | © 1999 NRC Canada The diet of the insectivorous Hawaiian hoary bat (Lasiurus cinereus semotus) in an open and a cluttered habitat
David S. Jacobs Abstract: The Hawaiian hoary bat, Lasiurus cinereus semotus, foraged in both an open and a cluttered habitat. In the cluttered habitat it used slow, manoeuvring flight. In the open habitat it used rapid, less manoeuvring flight with echolocation calls of higher frequency than in the cluttered habitat. The combination of faster flight with higher frequency echolocation calls means that it should detect insect prey too late to manoeuvre for capture unless it preyed on relatively larger insects in the open habitat. The mean size of dietary items should therefore be greater in the open habitat than in the cluttered habitat. There should also be a greater preponderance of larger insects in the open than in the cluttered habitat to ensure that the use of rapid flight with higher frequency echolocation calls is efficient. I tested these predictions by comparing the diets and insect fauna in one open site with those in one closed site on the island of Hawai'i. As predicted, the dietary items were larger (t = 60.9, df = 259, p < 0.00001) in the open habitat (length = 18.9 ± 1.3 mm (mean ± SD); range 14-24 mm) than in the cluttered habitat (6.5 ± 1.6 mm; range 4-15 mm). In the cluttered habitat 86% of the insects fell into the three smallest length categories, while 52% of the insects in the open habitat fell into the two largest length categories. The preponderance of larger insects in the open habitat, with the consequent increase in detection range, enabled the bats to increase their flight speed despite their use of higher frequency echolocation calls. Rapid flight increases the rate at which insect prey are encountered and improves the foraging efficiency of bats. This provides evidence that bats are capable of altering their foraging strategy in response to prey characteristics and not just to the physical environment. Résumé : La Chauve-souris cendrée d'Hawai'i, Lasiurus cinereus semotus, cherche sa nourriture aussi bien dans les habitats ouverts que dans les habitats encombrés. Dans les zones encombrées, elle utilise un vol lent avec beaucoup de manoeuvrabilité; dans les zones ouvertes, elle utilise un vol rapide avec moins de manoeuvrabilité et émet des cris d'écholocation de fréquence plus élevée que dans les habitats encombrés. La combinaison du vol plus rapide et de la fréquence plus élevée des cris d'écholocation en milieu ouvert a pour résultat que la chauve-souris risque de détecter les insectes trop tard pour les capturer à moins qu'elle ne chasse des insectes relativement plus gros dans ces milieux. La taille moyenne des aliments consommés devrait donc être plus élevée en zone ouverte que dans les habitats encombrés. Il devrait également y avoir prépondérance d'insectes plus gros dans les habitats ouverts que dans les habitats encombrés pour rendre efficaces le vol rapide et les cris d'écholocation de haute fréquence. J'ai vérifié ces prédictions en comparant le régime alimentaire et la faune d'insectes dans un site dégagé et un site plus fermé sur l'île d'Hawai'i. Tel que prévu, la taille moyenne des aliments était plus élevée (t = 60,9; df = 259; p < 0,00001) en milieu ouvert (18,9 ± 1,3 mm (moyenne ± écart type); étendue 14-24 mm) qu'en milieu encombré (6,5 ± 1,6 mm; étendue 4-15 mm). Dans le milieu encombré, 86% des insectes appartenaient aux trois catégories les plus petites, alors que 52% des insectes en milieu ouvert appartenaient aux deux catégories de plus grande taille. La prépondérance d'insectes plus gros en habitat ouvert, et conséquemment l'augmentation de la zone de détection, permettent aux chauves-souris d'augmenter leur vitesse de vol malgré leur utilisation de cris d'écholocation de plus haute fréquence. Le vol rapide augmente la fréquence des rencontres avec des insectes proies et améliore l'efficacité de la quête de nourriture des chauves-souris. C'est là la preuve que les chauves-souris sont capables de modifier leurs stratégies de quête de nourriture en fonction des caractéristiques des proies et pas seulement en fonction du milieu physique. [Traduit par la Rédaction] |