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Can. J. Zool. 76(1): 154–162 (1998)  |  doi:10.1139/cjz-76-1-154  |  © 1998 NRC Canada  

Recaching of Jeffrey pine (Pinus jeffreyi) seeds by yellow pine chipmunks (Tamias amoenus): potential effects on plant reproductive success


Stephen B.Vander Wall and Jamie W. Joyner


Abstract: Animals that scatter-hoard seeds frequently dig up and recache them at new locations. The effect of the recaching of seeds on plant reproductive success was studied in the Sierra Nevada of western Nevada. The fate of 1000 individually marked Jeffrey pine (Pinus jeffreyi) seeds initially placed in 100 primary caches in a 10 x 10 array was monitored during autumn 1995 and spring 1996. Yellow pine chipmunks (Tamias amoenus) quickly removed nearly all of the seeds and recached many of them in 377 secondary caches containing 727 seeds. Later, rodents dug up most of these caches and transferred them to 213 tertiary caches (283 seeds), 75 quaternary caches (92 seeds), and 13 quintic (fifth order) caches (13 seeds). Overall, rodents ate 15.3% of the seeds they took from primary through quintic caches, and an additional 71.1% of the seeds disappeared, probably to underground runways and larders. During our spring survey of the study site, 133 seeds (13.6%) from 84 caches had germinated or were about to germinate. As rodents moved seeds from cache site to cache site, several changes occurred that potentially influenced the distribution and survival of Jeffrey pine seedlings. First, the number of seeds per cache decreased. Second, cached seeds were gradually moved farther from the source area. Third, the dispersal distance between successive cache sites decreased. Fourth, the distribution of cached seeds became more even. Lastly, more seeds were cached beneath shrubs, which serve as nurse plants for Jeffrey pine seedlings. Consequently, the movement of seeds between cache sites by chipmunks may increase the probability that Jeffrey pine seedlings will establish from rodent caches.

Résumé : Souvent, les animaux qui dispersent leurs graines de réserve les déterrent pour les recacher ailleurs. Les effets de cet exercice sur le succès reproducteur des plantes a été étudié dans la Sierra Nevada, dans l'ouest du Nevada. Le sort de 1000 graines de pins de Jeffrey (Pinus jeffreyi) d'abord enfouies dans 100 caches primaires disposées selon un arrangement 10 x 10 a été suivi au cours de l'automne 1995 et du printemps 1996. Les Tamias amènes (Tamias amoenus) ont eu tôt fait de recueillir presque toutes les graines et en ont recaché un grand nombre dans 377 caches secondaires contenant 727 graines. Par la suite, ils ont refouillé la plupart de ces caches et transféré leur butin dans 213 caches tertiaires (283 graines), 75 caches quaternaires (92 graines) et 13 caches quinaires (13 graines). Dans l'ensemble, les tamias ont mangé 15,3% des graines qu'ils ont manipulées entre les caches primaires et les caches quinaires et 71,1% du reste des graines sont disparues, probablement emportées dans des tunnels souterrains ou des garde-manger. À l'inventaire du printemps, 133 graines (13,6%) trouvées dans 84 caches avaient germé ou étaient sur le point de le faire. Lors du transport des graines d'une cache à une autre, plusieurs changements se sont produits qui ont pu influencer la répartition et la survie des graines de pin. D'abord, le nombre de graines par cache a diminué. Deuxièmement, les graines cachées ont été déménagées de plus en plus loin de leur point d'origine. Troisièmement, la distance de dispersion entre les caches successives a diminué. Quatrièmement, la répartition des graines est devenue graduellement plus uniforme. Enfin, les tamias ont caché un plus grand nombre de graines sous les buissons qui sont ainsi devenus des plantes protectrices pour les pousses du pin. Il semble que le déplacement des graines d'une cache à une autre par les tamias augmente la probabilité d'établissement des pousses du pin de Jeffrey à partir des caches de rongeurs. [Traduit par la Rédaction]

Date modified: 2010-02-09
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