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Canadian access to full text made available through the Depository Services Program Can. J. Zool. 78(3): 333–345 (2000) | doi:10.1139/cjz-78-3-333 | © 2000 NRC Canada Comparative diving behaviour and segregation of the marine habitat by breeding Royal Penguins, Eudyptes schlegeli, and eastern Rockhopper Penguins, Eudyptes chrysocome filholi, at Macquarie Island
Cindy L. Hull Abstract: Comparative use of the water column by Royal Penguins, Eudyptes schlegeli, and eastern Rockhopper Penguins, Eudyptes chrysocome filholi, was examined by comparing their diving behaviour at Macquarie Island during the 1993-1994, 1994-1995, and 1995-1996 breeding seasons. Fifty-eight deployments of time-depth recorders measured depth and duration of dives, time spent submerged, bottom time, occurrence of wiggles, and descent and ascent rates. Both species dived predominantly during daylight hours (4:00-21:00 local time), with shallower dives around midday. Royal and Rockhopper penguins spent 38.9 ± 8.9 and 36.6 ± 9.3% of a 24-h period under water, respectively, but Rockhopper Penguins performed more dives (14.8 ± 9.4/h) of shorter duration (1.2 ± 0.7 min) than did Royal Penguins (11.1 ± 6.9 dives/h; 1.7 ± 0.6 min). Although both could dive to over 100 m, they rarely did so, with Royal and Rockhopper penguins making 79 ± 0.13 and 91 ± 0.08% of their dives to depths of less than 60 m, respectively. Although the difference was not significant, Royal Penguins dived in deeper water (32.9 ± 25.6 m) than did Rockhopper Penguins (27.3 ± 20.3 m). However, Royal Penguins performed wiggles (assumed foraging activity) in water significantly deeper (47.7 ± 24.3 m) than did Rockhopper Penguins (41.3 ± 19.0 m). Royal Penguins also performed more dives with wiggles than Rockhopper Penguins, suggesting differences in foraging technique. The amount of time both spent at the bottom of dives increased across the breeding season from incubation to chick rearing. As dive durations and ascent and descent rates did not change during this time, dive angles must have changed. There were no interannual differences in the diving behaviour of Royal Penguins, but Rockhopper Penguins exhibited differences in dive depths and durations and in the amount of bottom time. Royal Penguins, unlike Rockhopper Penguins, performed fewer dives on the first day of foraging trips, indicating more travelling and less foraging, which reflects differences in foraging zones between the two. The estimated foraging efficiency of Rockhopper Penguins was lower than that of Royal Penguins, probably making them more vulnerable to changes in prey availability and abundance. The two species exhibited some differences in diving behaviour but overlapped substantially in their use of the water column. Therefore, for minimising competition for resources, segregation in this aspect of their habitat is far less important than differences in diet and foraging zone. Résumé : L'utilisation comparée de la colonne d'eau par le Gorfou de Schlegel, Eudyptes schlegeli, et le Gorfou sauteur, Eudyptes chrysocome filholi, a été examinée par comparaison du comportement de plongée de ces espèces à l'île Macquarie au cours de la saison de la reproduction en 1993-1994, 1994-1995 et 1995-1996. L'installation de chrono-bathymètres 58 fois a permis d'enregistrer la profondeur et la durée des plongées, de mesurer le temps passé sous l'eau, le temps passé au fond, les contorsions, la vitesse de descente et de remontée. Les deux espèces plongent surtout pendant les heures de jour (4:00-21:00 heure locale) et leurs plongées sont moins profondes vers le milieu de la journée. Le Gorfou de Schlegel passait 38,9 ± 8,9 % et le Gorfou sauteur, 36,6 ± 9,3 % de 24 heures sous l'eau et le Gorfou sauteur faisait plus de plongées (14,8 ± 9,4 plongées/h), de plus courte durée (1,2 ± 0,7 min) que le Gorfou de Schlegel (11,1 ± 6,9 plongées/h; 1,7 ± 0,6 min). Les deux espèces peuvent plonger jusqu'à plus de 100 m, mais le font rarement; la plupart des plongées se font à moins de 60 m, 79 ± 0,13 % des plongées chez le Gorfou de Schlegel, 91 ± 0,08 % chez le Gorfou sauteur. Bien que la différence ne soit pas significative, nous avons constaté que les Gorfous de Schlegel plongent en eau plus profonde (32,9 ± 25,6 m) que les Gorfous sauteurs (27,3 ± 20,3 m). Toutefois, les Gorfous de Schlegel font des contorsions (probablement en s'alimentant) en eau significativement plus profonde (47,7 ± 24,3 m) que les Gorfous sauteurs (41,3 ± 19,0 m). Les Gorfous de Schlegel font plus de contorsions que les Gorfous sauteurs au cours de leurs plongées, ce qui reflète probablement des différences dans leur mode d'alimentation. La durée du temps passé par les deux espèces au bout de leur plongée augmente au fur et à mesure de la saison de reproduction, de l'incubation à la période de soins aux poussins. Ni la durée des plongées, ni les vitesses de descente et de remontée ne varient avec le temps; on doit alors supposer que l'angle de plongée varie. Il n'y a pas eu de différences dans le comportement de plongée du Gorfou de Schlegel d'une année à l'autre, mais, chez le Gorfou sauteur, les plongées varient d'une année à l'autre quant à leur profondeur, à leur durée et au temps passé au fond. Les Gorfous de Schlegel, contrairement aux Gorfous sauteurs, plongent moins souvent au cours de leur première journée d'excursion à la recherche de nourriture, ce qui dénote un parcours plus long et une période d'alimentation moins longue et reflète ultimement que les deux espèces utilisent des zones d'alimentation différentes. Chez les Gorfous sauteurs, la valeur estimée de l'efficacité de la quête de nourriture est moins élevée que celle enregistrée chez les Gorfous de Schlegel, ce qui les rend probablement plus vulnérables aux changements dans la disponibilité et l'abondance des proies. Les deux espèces ont donc des comportements de plongée différents, mais il y a un chevauchement important des deux espèces quant à leur utilisation de la colonne d'eau. Donc, la ségrégation des deux espèces sous cet aspect de leur habitat est beaucoup moins importante que leurs différences de régime alimentaire et d'utilisation des zones de quête de nourriture pour minimiser la compétition pour les ressources. [Traduit par la Rédaction] |