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Can. J. Zool. 78(10): 1775–1783 (2000)  |  doi:10.1139/cjz-78-10-1775  |  © 2000 NRC Canada  

Effects of winter food supplementation on reproduction, body mass, and numbers of small mammals in montane Australia


Peter B. Banks and Chris R. Dickman


Abstract: We used a food-supplementation experiment to test the hypothesis that small-mammal populations are food-limited during winter in southeastern Australia. We trapped small mammals along 120- to 150-m transects at 12 creek and 12 ridgetop sites (representing high- and low-quality habitats) for 2 months prior to winter and 2 months during winter. High-quality food (peanut butter, honey, oats, and dried cat food) was provided ad libitum for 7 weeks during winter at four sites in each habitat. Eight sites were provided with empty feeding tubes and eight were untreated. Seven weeks of food supplementation caused numerical increases of 4.0- and 5.0-fold for the rodents Rattus fuscipes and Rattus lutreolus, respectively. Increases were due largely to immigration, and were only observed in the high-quality creek habitats (R. lutreolus were exclusively captured at creek sites). Food supplementation also led to an increase in body mass and reversed the hiatus in winter breeding for rodents. These results suggest that populations of both species are limited by winter food availability. However, survival rates (indexed from recapture rates) were not affected by food supplementation. Mean body mass of the marsupial Antechinus stuartii also increased with food supplementation, but other demographic parameters showed no response; numbers declined at creek sites after additional food was provided. Trapping-revealed measures of interspecific association showed that A. stuartii avoided areas of high rat numbers after additional food was provided. It is thus likely that interference competition from the much larger and more abundant rodents forced A. stuartii out of the food-supplemented creek sites, hence mediating the direct effects of food supplementation on this species.

Résumé : Nous avons procédé à une expérience d'addition de nourriture pour éprouver l'hypothèse selon laquelle les populations de petits mammifères sont limitées de nourriture durant l'hiver dans le sud-est de l'Australie. Nous avons piégé les petits mammifères le long de transects de 120-150 m à 12 sites aux abords de cours d'eau et 12 sites le long de crêtes, (représentant des habitats riches et pauvres) pendant 2 mois avant l'hiver et 2 mois pendant l'hiver. De la nourriture de haute qualité (beurre d'arachides, miel, flocons d'avoine et moulée pour chats) a été donnée ad libitum pendant 7 semaines au cours de l'hiver à quatre sites dans chaque habitat. Des tubes d'alimentation vides ont été installés à huit sites et les huit autres sites ont servi de témoins. Après 7 semaines d'addition de nourriture, le nombre des rongeurs Rattus fuscipes était quatre fois plus élevé et le nombre de R. lutreolus cinq fois plus élevé. Ces augmentations étaient dues en grande partie à l'immigration et n'ont été observées que dans les habitats de haute qualité, près de ruisseaux (R. lutreolus a été capturé exclusivement aux sites placés aux abords de cours d'eau). L'addition de nourriture a également fait augmenter la masse corporelle et annulé l'hiatus dans la reproduction des rongeurs au cours de l'hiver. Ces résultats nous permettent de croire que les populations des deux espèces sont régies par la disponibilité de la nourriture en hiver. Cependant, la survie (déterminée d'après les taux de recapture) n'était pas affectée par l'ajout de nourriture. La masse moyenne a augmenté aussi chez le marsupial Antechinus stuartii, mais d'autres paramètres démographiques n'ont pas été affectés par le supplément alimentaire; les nombres ont même diminué dans les sites aux abords de cours d'eau après l'addition de nourriture. La mesure des associations spécifiques révélées par le piégeage a montré qu'A. stuartii avait tendance à éviter les zones où le nombre de rats avait augmenté après l'addition de nourriture. Il semble donc que la compétition par interférence avec les rats, beaucoup plus gros, beaucoup plus abondants, force les A. stuartii à quitter les abords des cours d'eau où il y a addition de nourriture, modifiant ainsi les effets directs de l'addition de nourriture pour cette espèce.

[Traduit par la Rédaction]


Date modified: 2010-02-10
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